Qu'on peut rêver en une nuit
Que l'on passe en tête à tête
Là-bas, loin de la fête
Que sont ces longues
Secondes, semaines
D'amour et de haine
Sont-ce des songes ?
Des mois de mai entiers
Qui se font chaque heure
Dans les esprits rêveurs
Des saisons, des années
En une nuit sans sommeil
Faire des rêves pareils !
L'aurais-je cru enfant,
Puis-je le croire maintenant ?
Oui, car vient le réveil
Chaque jour se lève
Puis repart, sans trêve
Me laisse pis que la veille
Dure vie pour ceux
Qui, la tête aux cieux
Sautent leur tour
Quand vient l'amour
Ceux qui rêvent de toi
Mais jamais n'oseront
Autrement te toucher
Que la nuit, endormie
Te toucher en secret
Pendant que, tranquille
Tu rêves à tes baisers
(Oh, comme c'est facile !)
Ceux, faibles, à tes cotés
Qui ne dévoilent jamais
Qu'ils t'aiment chaque soir
Et te mentent le jour