Les yeux

Les yeux
Les yeux
Les yeux les beaux
Les plus beaux yeux
Les plus beaux yeux ne sont jamais
Ceux de celle que l'on regrette
Ceux de celle-là oubliée
Dont seul un regard est resté
Ni ceux de celle qui s'arrête
Pour les poser dedans les vôtres.
Les yeux sages les yeux fermés
Les yeux d'une ange dévoilés
Ni les yeux que l'on reconnaît
Les yeux à peine les yeux un peu
Ni les yeux aux flammes profondes
Feu d'une âme aux violences tues
Les yeux perdus et qui n'ayant trouvé que vous
Font les yeux doux.

Les yeux
Les yeux les beaux
Les plus beaux yeux
Les plus beaux yeux sont deux

Les plus beaux yeux sont ceux
Qui aiment en silence.

# Posté le lundi 27 juillet 2009 14:44

Modifié le lundi 27 juillet 2009 14:55

Révérence

Révérence
À moi, l'amour !
Jamais unique,
Sauf en son sens
Si je panique.


Suffit une heure,
Et que ton c½ur
Regarde ailleurs,
Pour me faire taire.


Pour étouffer
Les vains espoirs
Qui grandissaient
Sans trop y croire


----- Silence ! -----
Entends venir les mots morts nés
Que tu aurais pu murmurer
SILENCE, écoute-les !
Contente-toi d'être ivre
Et de rêver
Si tu ne peux
Vivre...
-----------------


Encore une nuit
Bercé de cette,
Douce et muette
Mélancolie.


La même vie
Calme et sereine,
Pas anoblie
Par la haine


M'attend encore
Tous les lundis,
Toutes les heures,
Toutes les nuits !


Peine jolie
Parcourt veines,
C½ur et esprit
Et m'envahit.


Mais elle complète
Ma solitude,
Insatisfaite
Des servitudes


Que lui imposent
Les beaux sourires
Que tu déposes
Sur son empire.


Ce faible empire !
Hanté souvent
De ton absence,
De tes soupirs,


Des doux regards
Dont tu ignores
L'emprise sûre
Qu'ils exercent


Sur mon bonheur
Si dépendant
De cet « amour »
— Inexistant —


Maintenant, va
T'en au plus loin
Que tu pourras
De mes chagrins


Éloigne-toi
Je t'en supplie,
De mes émois
Et de mes nuits.



Je me retire
(De préférence)
Silencieuse,
Révérence...

# Posté le samedi 21 février 2009 01:26

Rêver Tue

Rêver Tue
C'est fou le nombre de vies
Qu'on peut rêver en une nuit
Que l'on passe en tête à tête
Là-bas, loin de la fête


Que sont ces longues
Secondes, semaines
D'amour et de haine
Sont-ce des songes ?



Des mois de mai entiers
Qui se font chaque heure
Dans les esprits rêveurs
Des saisons, des années


En une nuit sans sommeil
Faire des rêves pareils !
L'aurais-je cru enfant,
Puis-je le croire maintenant ?



Oui, car vient le réveil
Chaque jour se lève
Puis repart, sans trêve
Me laisse pis que la veille


Dure vie pour ceux
Qui, la tête aux cieux
Sautent leur tour
Quand vient l'amour



Ceux qui rêvent de toi
Mais jamais n'oseront
Autrement te toucher
Que la nuit, endormie


Te toucher en secret
Pendant que, tranquille
Tu rêves à tes baisers
(Oh, comme c'est facile !)



Ceux, faibles, à tes cotés
Qui ne dévoilent jamais
Qu'ils t'aiment chaque soir
Et te mentent le jour

# Posté le vendredi 21 novembre 2008 02:20

Bonsoir Tritesse

Bonsoir Tritesse
Après les heures vertigineuses,
Désolation revient le soir
Remplir des paniers de mouchoirs
Gorgés de lacrymales joueuses ;
Salines sécrétions hissées
Du coeur vers l'âme et d'âme aux yeux
S'écoulant au siège des cieux
Une fois la passion blessée.

Après l'agonisant espoir,
Tristesse s'estompe aux heures creuses,
Sur le seuil ainsi que voleuse
Elle fuit sans lâcher bonsoir ;
Nous laisse au hasard facétieux
D'un avenir abandonné,
Sans un regard vers l'oublié :
Rien que le remords et l'odieux.

Après le règne de l'oubli,
Sous le sépulcre souvenir
Se laissent sans bruit dévêtir
L'espoir et la tristesse enfouis.
Depuis la tempête, la paix.
Le silence a repris son droit ;
Sur les ruines, s'élève en roi,
Pour nous obliger le respect.

Après un ultime soupir,
L'âme lasse a laissé l'envie
Pourrir dans les miasmes ravis,
Purulent d'un ancien empire
Accablé de son propre poids :
Autrefois fièrement dressé,
Aujourd'hui, cendres calcinées
Sous la bannière et sous la croix.

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 06:44

Naufrage

Naufrage
Comme des fous, vassaux du temps,
On s'est noyés dans l'habitude
Malgré la bouée de notre « avant »
Sous le poids de nos solitudes,


Nous avons sombré dans les eaux
Agitées d'une mer maudite,
Où, par le fond, tel un bateau
Manoeuvré par des néophytes,



Repose notre ancien amour
Avec tous ses trésors perdus,
Ses coffres scellés pour toujours
Dont la seule clé fut rompue


Qui renferment notre secret
À jamais enfoui dans le sable,
Pas de métal précieux rouillé
Ou de joyaux inestimables :



Des mots, des mots en liberté !
De l'amour prisonnier des flots,
Sur le papier décomposé
Par le vicieux labeur de l'eau.


Ils pourrissent par les fonds,
Semblables au marin silencieux
Victime de Poséidon,
Piètres vestiges cadavéreux.

Merci a Juliette qui ma donné quelques petits conseils pour perfectionner ce poème. Son blog >> ici qui mérite largement plus que le mien d' être visité.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 09:04

Modifié le mercredi 29 octobre 2008 09:26